Non, la Russie n’a jamais souhaité de paix pour la Syrie! Enfin, le vrai but de la campagne russe, révélé par le service de renseignement britannique, est de raser Alep et d’enfanter une génération de terroristes! C’est visiblement pour ça que Moscou a aidé à libérer 80% d’Alep-Est et c’est pour ça qu’il fournit de la nourriture à ses habitants… Succès russe en Syrie ? Aide humanitaire russe ? Ni vus, ni connus ! Le directeur général du Secret intelligence service (SIS), ou MI6 (pour Military Intelligence, section 6), Alex Younger, semble savoir la vraie tâche de la méchante Main du Kremlin sur le sol syrien — et il ne s’agit pas de déloger les terroristes. « La Russie et le régime syrien aspirent à créer un désert à Alep et à le nommer « paix » », a-t-il mis en garde. Étonnamment, M. Younger s’avère faire abstraction tant des livraisons de l’aide humanitaire russe que de ses progrès dans la lutte antiterroriste. En cela, l’Occident parle sans cesse d’une « catastrophe humanitaire » à Alep — ce alors qu’aucune proposition d’aide humanitaire n’a jusqu’à ce jour été avancée par les États-Unis, ni même leurs alliés. N’est-ce pas pour cela qu’il accuse toujours Moscou ? Entre-temps, le directeur général du MI6 continue : selon lui, la campagne « brutale » russo-syrienne sert à engendrer une nouvelle génération de terroristes, une menace imminente pour la communauté internationale. Certes, sans aucune preuve à l’appui. « Pendant que je parle, des structures de planification d’attaques externes au sein de Daech, même alors qu’elles sont confrontées à une menace militaire, sont en train de préparer des actes de violence contre le Royaume-Uni et ses alliés, sans même devoir quitter la Syrie », frissonne-t-il. M. Younger a avoué d’ailleurs être incapable de dire « avec certitude » ce qui s’annoncerait au monde l’an prochain, vu la crise syrienne qui ne cesse d’évoluer — mais pour nommer les principaux ennemis du monde il fait preuve de grandes certitudes ! « Régime discrédité », « exemple tragique des périls de la légitimité minée » — avec ces termes, il s’attaque aux actions des troupes de MM. Poutine et Assad qui mènent prétendument à une radicalisation ultérieure des rebelles, tout comme au recrutement des disciples des extrémistes. Est-ce qu’on en a déjà entendu parler ? Ah oui, c’est la rhétorique dominante antirusse que l’Occident jette au visage de la Russie, l’Occident qui n’a même pas fourni la moindre miette de pain aux Syriens dont le sort le préoccupe tellement ! Dans une déclaration commune, les dirigeants américain, britannique, canadien, français, italien et allemand avaient évoqué plus tôt dans la semaine une « catastrophe humanitaire » dans la ville d’Alep. En cela, ils semblent ignorer le fait que la guerre ne varie pas en fonction de la géographie, et la ville irakienne de Mossoul subit également une catastrophe humanitaire d’ampleur, ses habitants étant privés d’eau potable — et ce n’est pas la seule chose dont ils ont besoin ! Pourquoi donc la situation humanitaire à Alep-Est est la seule à attirer l’attention des pays occidentaux ? Le deux poids deux mesures, mesdames et messieurs…

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