Terrorisme : pour Alain Juppé, les moyens mis en place par le gouvernement ne sont pas « à la hauteur »Le maire de Bordeaux a rendu un bel hommage à Charles Pasqua Crédit Reuters Alain Juppé, invité du journal de 20 heures de TF1 ce mardi 29 juin, a notamment estimé que les moyens pour lutter contre le terrorisme n’étaient « pas à la hauteur », plaidant pour qu’ils soient « complétés » pour « resserrer les mailles du filet » de la surveillance. « Aujourd’hui (les) moyens ne sont pas à la hauteur. J’espère qu’ils seront complétés rapidement », a déclaré à TF1 le candidat à la primaire de la droite en 2016. Dans la lutte contre le terrorisme, il faut « des moyens », a-t-il dit, dont « des moyens législatifs ». « Si j’avais été parlementaire, j’aurais voté la loi sur le renseignement », a-t-il souligné au passage. Il faut aussi « des moyens budgétaires, des moyens humains », or « on voit qu’ils ne sont pas encore au niveau », selon lui. « Le dernier auteur d’attentat était pisté par les services et il est passé entre les mailles, il faut donc resserrer les mailles du filet », a poursuivi Alain Juppé, après l’attentat vendredi en Isère, où le suspect avait été fiché de 2006 à 2008 par les services de renseignement pour radicalisation, puis avait de nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise. Le candidat à la primaire de 2016 a prôné aussi « une volonté politique inébranlable de la part de nos autorités », un renforcement de « la coopération avec nos partenaires européens en matière de renseignement » et de « rassembler les Français ». Le maire de Bordeaux a également réagi à la mort de Charles Pasqua avec « beaucoup d’émotion ». Et d’ajouter « J’ai beaucoup travaillé avec Charles Pasqua, j’ai apprécié sa fidelité au général de Gaulle, son passé de résistant, ses qualités de tribuns. Il savait allier à la fois l’humour, il faisait rire les salles de façon extraordinaire, et en même temps la force. Il l’a manifesté dans ses responsabilités ministérielles. Je l’ai vu au côté de Jacques Chirac fonder le RPR en 1976 et pour moi c’était mes débuts en politique. Et puis après nos riute ont divergé. En 1995, il a fait un choix qui n’était pas le mien. Il a choisi le souverainisme et le combat contre l’Europe de Bruxelles ce qui n’était pas non plus mon choix. L’émotion que suscite aujourd’hui sa disparition montre que c’est quelqu’un qui a marqué la scène politique française. » Gilles Bouleau n’a pas hésité à évoquer les « affaires » auxquelles le ministre, condamné à deux reprises, a été associé. Alain Juppé a expliqué : « La justice est intervenue et donc il a purgé ses peinses. Je crois qu’aujourd’hui c’est un moment d’émotion, je l’ai dit, et sa personnalité était hirs du commun, ce qui explique aujourd’hui cette émotion collective. » Egalement candidat à la primaire de son parti Les Républicains, Alain Juppé a confirmé : « Je vais écouter les Français. Ils ont un formidable besoin de s’exprimer » pour connaître leurs demandes et leurs espoirs. Il a affirmé avoir à cœur d’échanger, notamment avec les acteurs du monde rural. Il se rend dans le Maine-et-Loire (Angers, Segré et Cholet) ce mercredi pour rencontrer des agriculteurs.

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