Les grandes agglomérations engendrent un trafic sans cesse croissant. Or les infrastructures des grands nœuds ferroviaires ont été conçues pour des trafics beaucoup plus faibles qu’aujourd’hui : le trafic ferroviaire en trains-km a doublé depuis 1950. La dégradation de la régularité observée depuis quelques années est le symptôme d’infrastructures et de technologies utilisées aux limites de leurs possibilités. Pour répondre aux besoins de mobilité de demain, les grands nœuds ferroviaires et les lignes les plus fréquentées devront pouvoir supporter des trafics accrus, avec une régularité renforcée. Cela ne sera pas possible sans un saut technologique, au-delà de la nécessaire régénération d’un certain nombre de composants de l’infrastructure dont l’obsolescence pèse sur la régularité. Les travaux menés par SNCF Réseau sur des projets pilotes montrent qu’il est possible d’augmenter les capacités de 25% tout en divisant par deux le temps de retour à la normale en cas d’incident. Le périmètre pertinent pour cet effort de modernisation correspond à : – Une vingtaine de nœuds ferroviaires, dont les gares parisiennes, et les nœuds ferroviaires de Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux… ; – L’ensemble des LGV, en traitant en priorité la LGV Sud Est, proche de la saturation, et la LGV Atlantique, dont les trafics vont croître avec la montée en charge des LGV BretagnePays de Loire et Sud Europe Atlantique ; la LGV Nord, qui est connectée à des réseaux étrangers qui seront également équipés de la signalisation au standard européen ERTMS54 devra l’être également ; enfin, en dernier lieu, la LGV Méditerranée et la LGV Rhin Rhône, compte tenu de la continuité avec le système mis en place sur la LGV Sud Est ; – Sur le réseau classique, l’effort doit se concentrer sur les lignes les plus circulées pour des voyageurs longue distance et pour le fret à haute valeur ajoutée ou européen. Il s’agit principalement des radiales (Paris-Bordeaux, Paris-Rouen-Le Havre, Paris-LyonMarseille, etc.), de la « transversale sud » Bordeaux-Toulouse-Marseille jusqu’à Vintimille et de la transversale entre Nantes et Dijon, ainsi que Le Mans-Nantes, et enfin des itinéraires européens comme le débouché du Lyon Turin entre Modane et Ambérieu Lyon et l’artère Nord-Est avec sa continuité entre Metz et Dijon, …

 

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