Quand j’ai parlé à mes amis de mon envie de réaliser un saut en parachute, je pense qu’aucun d’eux n’a vraiment cru que j’allais le faire. C’était sans compter mon côté entêté, qui est très présent dans les gènes de ma famille. Voilà comment, hier, j’ai suis passé à l’acte et j’ai effectué mon premier saut. Tout a commencé dans un minuscule aérodrome dans les Hautes-Alpes, où j’ai fait la connaissance de mon instructeur : Maxence. Il m’a d’emblée mis à l’aise en me tutoyant. J’ai tout de suite eu l’impression de retrouver l’atmosphère que j’avais ressenti en pratiquant du kitesurf avec des habitués l’an dernier. Une ambiance à la Point Break, pour ceux à qui ça parle. Maxence m’a expliqué les instructions à respecter pendant l’expérience. Rien de bien sorcier : être détendu au moment où je me retrouverais dans le vide, prendre la position banane à la sortie de l’avion… Je buvais ses paroles, ne souhaitant pas perdre un membre ou la vie dans l’aventure. Puis nous avons passé nos harnais et avons rejoint l’appareil sur le bord de la piste. Quelques minutes plus tard, l’appareil prenait son envol. Je prends l’avion presque chaque mois, mais je dois dire que voler à bord d’un petit appareil est une expérience très différente. Une expérience dont je me serais bien passé ! La porte restait en effet ouverte pendant tout le vol, ce qui permettait de bien profiter de la vue sur le sol, de plus en plus petit, de plus en plus loin. La pression est montée à mesure que nous prenions de l’altitude. A partir de 1000 mètres, j’avais un noeud dans l’estomac A 3000, j’avais l’impression que j’allais tomber dans les vapes. Car, oui, ce n’est pas parce qu’on veut faire une chose qu’on n’en a pas peur pour autant ; bien au contraire, même. Mais, bon gré mal gré, j’ai tenu le coup, et après une demi-heure de vol interminable, le moment de sauter était arrivé. Maxence a asservi mon harnais au sien : dire que seulement quatre points de sécurité devaient me maintenir en vie ! Nous nous sommes approchés de l’ouverture béante : la terre était devenue invisible, cachée par un tapis de nuages. J’ai pris position (la fameuse position banane), comme Maxence me l’avait demandé, et attendu que celui-ci se lance. Curieuse impression, quand vous remettez votre vie entre les mains de quelqu’un et n’avez plus qu’à regarder, et espérer que ça se passe bien. Et puis, soudain, sans prévenir, on était partis. Pendant les premières secondes, j’ai eu du mal à comprendre ce qui passait, où étaient le haut et le bas. Mais pour finir, on s’est stabilisés. Et on est partis pour 45 secondes de pure adrénaline. Difficile d’exprimer ce qu’on éprouve dans ce genre de moment : c’est comme si le sang était remplacé par de l’adrénaline. Puis le parachute s’est ouvert soudainement ; ce n’était pas vraiment agréable, mais j’étais tout de même heureux qu’il se soit ouvert. Cinq minutes plus tard à peine, nous atterrissions sur le tarmac d’où nous étions partis. Si je rempile un jour, j’essaierai cette fois le saut en solitaire. Voire même, si possible, la PAC. Si j’ai adoré l’expérience, c’est toujours un peu frustrant de n’avoir le contrôle sur rien. Si comme moi vous êtes fondu d’adrénaline, voici le site web où j’ai trouvé mon saut en parachute. Suivez le lien pour en savoir plus.

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