Ils sont plutôt rares, les séminaires qui m’amènent à changer de point de vue sur le monde. Mais c’est l’effet qu’a eu un séminaire à Saint-Malo auquel j’ai assisté en janvier dernier. Et alors qu’il continue à avoir une influence sur moi, j’ai eu envie de vous en résumer les axes majeurs. La manière de penser de beaucoup de gens est actuellement la suivante : le monde va actuellement droit dans le mur. Presque huit milliards de personnes tentent d’accéder au confort de vie américain mais la planète ne dispose pas des ressources nécessaires pour toutes ces personnes. En conséquence de quoi, nous allons fatalement vers un cataclysme écologique et économique. Ce discours est largement relayé dans les médias, par certains analystes d’une part, mais surtout par les médias de manière plus générale. De telles conjectures alarmistes ont déjà existé par le passé. Et il est important de préciser qu’elles ont été invariablement réfutées dans les faits. Malthus n’était ni le premier, ni le dernier prophétiser une catastrophe qui n’est jamais venue. Pourquoi ? Parce que ces pessimistes négligent la capacité de l’homme à innover pour répondre aux défis qu’il rencontre. La croissance démographique et des besoins est un problème éminemment visible. Elle a donné lieu à des images presque clichés. Nuages de pollution au-dessus des grandes villes, africains mourant de faim, occidentaux qui meurent de trop manger… Ces images définissent en filigrane un monde incapable de faire face. Elles font répandre le doute sur la survie de l’humanité. Pourtant, les centaines de chercheurs qui travaillent aux technologies à venir sont tout aussi important, et bien moins représentés dans les médias. Leurs réalisations scientifiques pour répondre à ces challenges sont encore à l’état de travaux, et n’attirent pas autant qu’une bonne catastrophe. Depuis toujours, des soi-disant prophètes pressentent la fin de l’humanité. Pourtant, l’espérance de vie et les salaires ne cessent d’augmenter, faisant reculer d’autant la mortalité et la pauvreté. La faculté des humains à s’adapter à leur condition est bien plus grande que ce que les alarmistes veulent bien imaginer. Car c’est dans l’urgence que l’homme donne le meilleur de lui-même, et c’est la nécessité qui le pousse à l’innovation. Difficile, après ce séminaire à Saint-Malo, de regarder les informations de la même manière. Ce séminaire aura eu le mérite de m’apporter une certaine sérénité plutôt bienvenue en ces temps de crise. Si le thème vous intéresse, vous pourrez retrouver les dates des prochaines conférences sur le site de l’organisateur de ce séminaire à Saint-Malo. Suivez le lien.

 

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