Un véhicule autonome doit remplir trois fonctions qui sont traditionnellement du ressort du conducteur : recueillir des informations sur l’environnement, décider de la manoeuvre appropriée et exécuter cette manoeuvre. On reconnaît là les trois capacités que doit posséder un robot : « sentir, planifier et agir »5. Sentir implique une grande variété de capteurs, allant des lidars6, radars et caméras jusqu’aux technologies de géolocalisation GPS et INS7. Planifier suppose le traitement des données et des algorithmes capables d’en déduire les actions adéquates, sur la base des situations d’apprentissage, le tout exécuté par des calculateurs embarqués dont la puissance devra garantir un délai de réponse acceptable. Agir se fait par l’intermédiaire des actionneurs qui assistent aujourd’hui le conducteur (direction, freinage) et qui demain le remplaceront. Le véhicule autonome devra donc gérer une complexité technique nouvelle. C’est une des principales contraintes aujourd’hui, car elle implique un rapprochement très fin entre le matériel et le logiciel, avec une nouvelle interface unificatrice. Or depuis l’apparition de l’informatique, cette diculté a toujours été résolue par la création de systèmes d’exploitation, chargés d’assurer la liaison entre les ressources matérielles, l’utilisateur et les applications8. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux constructeurs automobiles aient déjà noué des partenariats avec Google ou Apple pour concevoir un système d’exploitation permettant à la fois de conduire le véhicule en mode autonome et de bénéficier en prime des nombreuses fonctionnalités oertes par ces entreprises et leurs partenaires (applications professionnelles et récréatives). A lire sur Les plus belles voitures.

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